jeudi 18 février 2021

Le béhaviorisme

 Mouvement impulsé par John Watson au début XXe siècle ( 1913) . Il s’est inspiré du terme behavior : comportement en anglais. Le seul objet d’étude est le comportement et non la conscience. Le comportement est vu comme une manifestation observable et non comme une attitude ou une manière d’être libre.  

Idée principale : est qu’il est impossible de savoir ce qui se passe dans la tête de l’élève. L’enseignant se base sur les comportements observables de l’élève: réponses fournies aux questions posées et démarches utilisées pour résoudre un problème. 

L’enseignement :
  • doit définir des sous objectifs formulés en termes de comportements observables: ex “ l’élève devra être capable de “ suivit de verbes d’actions” comprendre, répondre, trier, etc” 

  • Il va mettre en place des exercices progressifs permettant de franchir les différentes étapes sans difficultés. 

  • Il doit définir précisément les étapes par lesquelles l’élève doit passer l’apprenant 

  • Doit découper les matières en unités de comportements

De plus Watson nous indique créer un environnement. Nous pouvons aussi retrouver Skinner avec le conditionnement opérant . Cela consiste à un renforcement positif en cas de bonnes réponses et négatifs pour rectifier les erreurs. 

L’élève :
  • Pratique les exercices proposés en suivant l’itinéraire balisé 

  • Apprend par essai-erreurs ( connexions entre des expériences et des réponses.)


Différences/ points communs avec le socio- constructivisme :

 


Différences : 

points communs : 

  • Socio- constructivisme : 

= On a  la zone de proche développement 

= Apprentissages et connaissances se font grâce aux échanges entre l'enseignant et les élèves ou entre élèves 

= Existe une zone de proche proximal de développement 

= Rôle de l’enseignant: doit définir précisément cette zone afin de donner des exercices appropriés 

= Conflit cognitif : favoriser des débats entre les élèves en les faisant travailler en groupe 

  • Statut de l'erreur : 

Dans le socio- constructivisme : l’erreur est le point d’appuie pour la construction de nouvelles connaissances. Et dans le béhaviorisme accidents révélateurs de sous- objectifs mal ou insuffisamment  décomposées. 





Carte conceptuelle: 





lundi 15 février 2021

Le socio-constructivisme

I- Définition

        Selon le site Universalis, le socio-constructivisme est une « technique éducative dans laquelle chaque apprenant est l'agent de son apprentissage et de l'apprentissage du groupe, par le partage réciproque des savoirs ».

        Dans ce modèle, la dimension relationnelle de l’apprentissage est donc très importante, puisque la construction d’un savoir, bien que personnel, s’effectue dans un cadre social. À l’influence environnementale du constructivisme de Piaget, le socio-constructivisme ajoute ainsi la dimension sociale.


II- Précurseurs

        Ce courant a été impulsé par Lev Vygotski, un psychologue biélorusse, à la fin du XXème siècle. Pour lui, c’est au travers de sa socialisation qu’une personne s’individualise, et il met donc la nature sociale des apprentissages au centre de sa réflexion. Par ailleurs, il crée le concept de « Zone Proximale de Développement » (ZPD), parfois appelée Zone Proche de Développement, qui représente l’écart entre notre niveau de développement actuel (c’est à dire ce que l’on réalise à un temps T, sans l’aide de personne), et notre niveau de développement potentiel (à savoir ce que l’individu est capable de réaliser avec l’aide d’un pair plus expérimenté, et qu’il sera donc capable de réaliser seul ensuite). 




        Si Vygotski est l'influenceur du courant socio-constructiviste, d'autres scientifiques ont apporté leur pierre à l'édifice. Parmi eux, Bruner a défini le rôle de l’enseignant dans la Zone Proximale de Développement, et c’est ce qu’il appelle le processus d’étayage. Pour lui, l’enseignant est un médiateur des apprentissages qui doit privilégier une pédagogie de la découverte, de l’expérimentation. L’étayage est défini comme "l’ensemble des interactions d’assistance de l’adulte permettant à l’enfant d’apprendre à organiser ses conduites afin de pouvoir résoudre seul un problème qu’il ne savait pas résoudre au départ." 

        Bandura, lui, développe le concept de l’apprentissage vicariant qui va de paire avec le sentiment d’auto-efficacité. En effet, la possibilité qu’a l’enfant d’observer ses camarades (d'âge et de niveau scolaire proches des siens) réussir , va avoir un effet motivant et rassurant sur ses propres habilités à réussir les mêmes tâches qu’eux. Il peut alors se projeter lui-même dans la résolution de l’exercice avec une certaine confiance en ses capacités à réussir. 

         Pour Doise et Perret-Clermont, les processus cognitifs tels que la métacognition et le conflit socio-cognitif, sont deux mécanismes également influencés par la tendance qu’a l’enfant à se comparer, ou comparer ses résultats à celui de ses pairs/camarades, lui permettant ainsi une forme d’auto-critique et un réajustement de stratégie dans son apprentissage. 


III- Caractéristiques de ce modèle

         Ce modèle s’appuie sur le principe que l’homme, et donc ici l’enfant, étant un être social, a besoin de l'interaction avec son environnement social pour apprendre. 
         Les enfants de son âge ou de son groupe et l’adulte seront une figure étayante amenant l’apprenant à avancer vers un nouveau savoir. Il s’agit de mettre en œuvre une situation-problème où l’apprenant sort de sa zone de confort (savoir acquis) vers la zone proximale de développement (Zone de Conflit Cognitif), pour arriver vers l'acquisition d’un nouveau savoir ou compétence. 

         Le socio-constructivisme, entre autres choses, a été mis en avant dans la pédagogie active de Freinet et Montessori. En effet ces écoles dites alternatives basent leurs apprentissages, non seulement sur le principes de l’expérimentation (apprenant au cœur de son apprentissage) mais également sur le travail collaboratif.





jeudi 11 février 2021

Séquence 2 : Processus de construction de la ruche

 Première séance : 

Nous avons pris contact avec un apiculteur par le biais d’un forum spécialisé dans la protection des abeilles. Je lui ai expliqué notre projet: mobiliser les élèves et les sensibiliser à la cause des abeilles. Pour cela nous partions tout d’abord dans un voyage scolaire à la montagne et puis en revenant de la montagne , les élèves construisent une ruche avec son aide et par la suite l’apiculteur pourra la récupérer à la fin du projet. Le projet se déroule sur un mois. 




 Deuxième séance:  

Ici, après avoir  pris contact avec l’apiculteur sur le forum, celui-ci tenait à leur montrer une vidéo plus détaillée, pour que chaque élève puisse s’identifier , se repérer mais aussi avoir une vision de comment fabriquer une ruche. Tout d’abord, la construction de la ruche est un travail qui demande une certaine précision et attention afin de ne pas se blesser. La vidéo va permettre aux élèves d’avoir un a priori et de visualiser les étapes de fabrication de la ruche. Elle va permettre aux élèves de découvrir le fonctionnement d’une ruche. La vidéo est très intéressante car elle est aussi instructive et très didactique. 


Source: blbboistv. (2019, 20 juin). Une ruche Dadant (1ère partie) [Vidéo]. Youtube.https://www.youtube.com/watch?v=u5jKiMsH3eY&feature=youtu.be 


Troisième séance: Construction de la ruche en petit groupe 

L'apiculteur est revenu un autre jour sur le forum. Il a demandé aux élèves quelles étaient les différentes étapes à faire pour construire la ruche. Les élèves ayant répondu qu'ils ne savaient pas, il leur a dit qu'il y'avait six étapes à respecter. A savoir : le toit, le couvre-chef, les hausses, les corps , le plateau, la planche d'envol. 


Pour continuer la séance, l'apiculteur leur à proposé de se répartir en six groupes et dans chaque on retrouve alors quatre élèves. Chaque groupe allait construire une partie importante de la ruche. Par la suite, le groupe 1 allait s'occuper du toit, le groupe 2 s'occupera du couvre-chef, le groupe 3 se charge des hausses de la ruche, le groupe 4 se charge du corps de la ruche, le groupe 5 va s'occuper du plateau et pour finir le groupe 6 vont se charger de la planche d'envol. Ensuite, l'apiculteur à distribuer un tableau qui contient pour chaque étape, les matériaux et la manière de construire leur partie de la ruche. Ainsi les élèves devaient chercher les informations et les bons outils afin de procéder aux bonnes mesures. 

Fabrication ruche : les étapes à suivre pour la fabrication ruche. (s. d.). Ooreka.fr. https://ruche.ooreka.fr/comprendre/fabrication-ruche

Partie de la ruche 

Matériel nécessaire 

Mode de construction 

Le toit 

  • Planche de:

  • Longueur: 550 mm

  • largeur:70 mm

  • épaisseur: 15mm

  • Planche de:

  • longueur: 460mm

  • Largeur: 70 mm 

  • épaisseur : 15 mm 

  • Un contreplaqué de : 

  • longueur : 550 mm

  • largeur : 490 mm

  • épaisseur: 10 mm 

  • Clous ou agrafes et plots de silicones 

  • Assembler les 2 grandes planches avec les deux petites sur les côtés.

  • Poser cet assemblage sur le contreplaqué et le fixer. 

  • Recouvrir le tout avec de la tôle.

  • Tapisser la partie intérieure avec le polystyrène ( il servira d’isolant) 

La hausse 

  • Planches de : 

  • Longueur : 500 mm

  • largeur: 170 mm

  • épaisseur: 24 mm 

  • Clous de 70 

  • Planches de : 

  • longueur: 383 mm 

  • largeur : 170 mm

  • épaisseur : 24 mm 

  • Crémaillère 

  • Assembler les planches de 500  mm entre elles ( elles supporteront les poignets de la ruche) : ce sont les grands côtés de la ruche. 

  • Assembler enseuite les petites planches ( les petitscôtés) 

  • Relier les côtés pour construire la hausse . 

  • Poser la crémaillère de façon à assurer un bon positionnement des cadres 

Le corps 

  • Planches de mêmes dimensions que celles utilisées pour la hausse. 

  • Crémaillère 

Assembler les planches de la même manière que pour fabriquer la hausse 

Le plateau 



  • Panneau de : 

  • longueur: 560 mm

  • largeur: 431 mm 

  • épaisseur: 15 mm 

  • 2 liteaux de : 

  • longueur: 383 mm 

  • largeur : 24 mm 

  • épaisseur: 15 mm 

  • Vis à bois chromates 4x50 à têtes fraisées 

  • Tasseaux : 50x24x15 

  • Clous 40

  • Grille en métal avec des mailles 

  • Effectuer un trou rectangulaire de 350 mm de long et 150 mm de large pour l’aération. 

  • Recouvrir l’ouverture avec la grille à maille. 

  • Assembler les liteaux avec les vis à bois ( 11 vis plus exactement )

  • Mettre les tasseaux sous le corps de la ruche de part et d’autre de la porte  

Le couvre cadre 

Isorel ou toile de jute

Il n’existe pas de construction à faire 






jeudi 4 février 2021

Séquence 1 : Les élèves créent leur blog

        La séquence pédagogique sera constituée de trois séances avec la participation active des élèves. Les deux premières concernent l’organisation de la sortie sur la journée, et la troisième le résumé du voyage et de ses activités. Les séances comporteront tour à tour des temps de réflexions individuels et groupaux et une mise en commun finale.

    La première séance consistera, pour les enfants, à réfléchir aux questions qu’ils aimeraient poser à l’apiculteur lors de la sortie scolaire. 

    La seconde abordera l’organisation logistique, afin que les enfants puissent avoir une liste à présenter aux parents de ce qu’il faut amener lors de ce voyage. 

    Enfin, lors de la dernière séance, les enfants regroupés par 4 résumeront les activités réalisées lors de cette journée.

Les trois séances se dérouleront sur quatre semaines, à raison d’une séance par semaine + la sortie scolaire intercalée lors de la troisième semaine.




Séance 1 : Organisation logistique

        Les enfants doivent réfléchir aux besoins matériels et logistiques nécessaires au bon déroulement d’une sortie scolaire. En groupe de 4, ils élaborent une liste d’articles à emmener à titre individuel (sac et pique-nique) et collectif (matériel fourni par l'école). Avec l'étayage de l’enseignant, en fin de séance, il y aura une mise en commun des listes pour n’en former qu’une. L’enseignant aidera à modifier la liste finale de façon pertinente, en palliant aux oublis par exemple.

        La liste à usage personnel et à destination des parents, sera postée et visible sur le blog. Les élèves pourront ainsi montrer à leurs parents leur travail et leurs compétences numériques. La liste pourra également être imprimée sur papier pour les parents ne pouvant avoir accès au blog.


Séance 2 : Contenu pédagogique

        Il s’agira de demander aux enfants de préparer plusieurs questions qu’ils aimeraient poser à l’apiculteur lors de la sortie scolaire, sur la base de la vidéo (le déclin des abeilles) visionnée en amont.

        Pour cela, l’enseignant laisse les enfants réfléchir, dans un premier temps de façon individuelle, sur des points qu’ils souhaiteraient éclaircir ou approfondir, sur un temps donné d’une quinzaine de minutes.

        Dans un second temps, une mise en commun des questions est faite collectivement. L’enseignant se charge de prendre en note toutes les questions et de les rassembler par thème. Elles seront imprimées et données aux élèves afin qu’ils puissent y écrire les réponses pendant la sortie.


Séance 3 : Résumés de la sortie rédigés par les élèves + sélections de photos

        La semaine suivant la sortie, l’enseignant mobilise les élèves sur le sujet en leur demandant d’écrire un texte court résumant une des activités auxquelles ils ont participé, ainsi que ce qu’ils en ont retenu. Ce travail est à faire par groupe de 4. Six groupes seront donc formés, selon l’activité sur laquelle les enfants préfèreraient travailler :
  • Le voyage (paysages, déroulement, autocar, durée du trajet…)
  • Le miel (les différentes saveurs, couleurs, durée de fabrication, conservation…)
  • L’apiculteur (équipement, métier, formation…)
  • La ruche (utilisation, récolte du miel, organisation des abeilles, la reine…)
  • Le pique-nique (moment convivial, temps libre, temps de socialisation…)
  • L’environnement (paysage, type géographique, faune, flore…)
        Après avoir été lus avec l’enseignant, chacun des 6 textes sera déposé sur le blog et accompagnés de photos par un enfant de chaque groupe, avec l’aide du professeur. Ainsi, les parents disposeront d’un retour écrit de ce qu’auront appris leurs enfants, avec leurs propres mots.


jeudi 28 janvier 2021

Le projet

    La sortie scolaire concerne une classe de CM2 de 24 élèves et a plusieurs buts pédagogiques, parmi lesquels :

  • la découverte des abeilles et de leur rôle au sein de notre écosystème,

  • la découverte d’outils informatiques et de leur utilisation, en préparation à l'entrée dans l'enseignement secondaire, 

  • un projet participatif via la construction et la donation d'une ruche par les élèves en collaboration avec l'apiculteur.

    En amont et dans le cadre de l'étude du monde du vivant (Sciences et Technologies), l’instituteur présente une vidéo de 26 minutes tirée du programme télévisé de type scientifique “C’est pas sorcier” (2013), évoquant “le déclin des abeilles”.
Cette activité sera le support pour une utilisation des outils informatiques et numériques.




    La séquence 1 mise sur la préparation et l’organisation de la sortie et de ses activités. Les élèves sont sollicités en groupe, et le travail final est publié sous forme d’articles sur un blog créé par l’instituteur. Les articles ont pour missions d'informer les parents sur les préparatifs du voyage et de permettre aux élèves d’appréhender la publication numérique et d’un type rédactionnel nouveau.


    La séquence 2 : Durant ce voyage à la montagne, on a voulu mettre à la fin un projet de construction d’une ruche. Le but de cette séquence est de familiariser les élèves à la sensibilisation des abeilles. Dans cette classe on retrouve un sous-effectif de 24 élèves.

Le béhaviorisme

  Mouvement impulsé par John Watson au début XXe siècle ( 1913) . Il s’est inspiré du terme behavior : comportement en anglais. Le seul obj...